Assurance habitation locataire
Risques locatifs, attestation, responsabilité civile, mobilier et garanties à ajouter selon votre logement.
Lire l’articleLocataire, propriétaire, étudiant, colocataire ou bailleur : une assurance habitation se choisit d’abord selon votre statut, votre logement, vos biens et les pertes que vous ne pourriez pas financer seul. Ce guide explique les obligations, les garanties, les franchises, l’indemnisation et les principaux sinistres avant de passer au devis.
Première décision : déterminer votre obligation légale. Le locataire doit couvrir au minimum les risques locatifs. Le copropriétaire doit au minimum couvrir sa responsabilité civile. Un propriétaire occupant d’une maison individuelle hors copropriété n’a pas d’obligation générale de souscrire une multirisque habitation, mais rester sans protection signifie assumer personnellement les conséquences financières d’un incendie, d’un dégât des eaux ou d’un dommage causé à un voisin.
Deuxième décision : estimer ce que vous possédez réellement. Le capital mobilier ne doit être ni gonflé artificiellement, ni sous-évalué. Faites un inventaire des meubles, vêtements, électronique, électroménager, vélos, bijoux et objets de valeur. Troisième décision : choisir les sinistres que vous souhaitez transférer à l’assureur. Quatrième décision : fixer une franchise que vous pourriez payer sans difficulté. Cinquième décision : comparer plusieurs contrats avec les mêmes hypothèses.
Contrats multirisques habitation recensés en France à fin 2025.
Sinistres habitation ayant donné lieu à indemnisation en 2025.
Part des dégâts des eaux dans le nombre de sinistres habitation indemnisés.
Charge totale des sinistres MRH indemnisés en 2025.
France Assureurs a publié en juillet 2026 les données du marché 2025. Les cotisations de multirisque habitation ont atteint 15,0 milliards d’euros, en hausse de 8,4 % sur un an. Le nombre de contrats n’a progressé que de 0,6 %. Une grande partie de la croissance vient donc de la hausse de la prime moyenne, qui a augmenté de 7,8 % hors taxes pour atteindre 323 €.
Cette moyenne ne doit pas être lue comme un tarif conseillé. France Assureurs distingue une moyenne de 351 € pour les contrats occupants et de 191 € pour les contrats non occupants. Ces chiffres agrègent des logements, régions, surfaces et garanties très différents. Votre devis peut être nettement inférieur ou supérieur selon le bien assuré et le niveau de protection retenu.
La sinistralité donne une deuxième clé de lecture. En 2025, la fréquence globale des sinistres MRH a reculé de 9,1 %, mais le coût moyen a progressé de 7,4 %. L’incendie est devenu le premier poste d’indemnisation avec 28,7 % de la charge, devant les dégâts des eaux à 25,9 % et les garanties tempête, grêle et poids de la neige à 16,2 %.
Cotisations MRH en 2025, toutes garanties comprises.
Progression annuelle des cotisations multirisques habitation.
Prime moyenne hors taxes du marché, tous contrats MRH confondus.
Hausse du coût moyen des sinistres en 2025.
Cette situation explique pourquoi une stratégie de réduction du prix doit se concentrer sur les paramètres du contrat que vous contrôlez : garanties facultatives, capitaux, franchises, équipements déclarés, dépendances et comparaison entre assureurs. Il ne faut pas promettre une baisse universelle, car la sinistralité climatique et le coût des réparations évoluent indépendamment du profil d’un assuré.
La réponse dépend du statut d’occupation et de la nature du bien. Le locataire est tenu de souscrire une assurance couvrant au minimum les risques locatifs. Le bailleur peut demander une attestation. En colocation, les occupants doivent également couvrir le logement ; ils peuvent le faire collectivement ou individuellement selon la structure du bail.
Pour un propriétaire, la règle change. Le propriétaire occupant d’un logement individuel qui ne fait pas partie d’une copropriété n’est pas obligé de souscrire une assurance habitation. Il reste toutefois responsable des dommages que son logement, un arbre, un mur ou une installation pourrait causer à des tiers. En copropriété, chaque copropriétaire doit au minimum être assuré en responsabilité civile.
| Profil | Minimum légal / situation | Garanties généralement utiles | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Locataire | Risques locatifs obligatoires pour le bail d’habitation | RC vie privée, dégâts des eaux, incendie, vol selon les biens | Le minimum locatif ne protège pas nécessairement tout votre mobilier. |
| Propriétaire occupant hors copropriété | Pas d’obligation générale de MRH | Bâtiment, mobilier, RC, incendie, eau, climat, vol | Sans assurance, les dommages au bien et certaines responsabilités restent à financer soi-même. |
| Copropriétaire | Responsabilité civile obligatoire | MRH occupant ou PNO selon l’usage | Articuler assurance personnelle et assurance de l’immeuble. |
| Propriétaire bailleur / PNO | RC requise en copropriété ; PNO très utile au-delà | Bâtiment, responsabilité, vacance, recours des locataires | Ne pas confondre assurance PNO et garantie loyers impayés. |
Le contrat multirisque habitation est souvent choisi parce qu’il regroupe dommages aux biens et responsabilité civile. Il peut couvrir incendie, explosion, dégât des eaux, tempête, grêle, neige, vandalisme, bris de glace et catastrophes naturelles selon les règles et les options du contrat. Le mot « multirisque » ne signifie pas « tout est couvert » : chaque garantie a son périmètre, ses franchises et ses exclusions.
La franchise est ce que l’assureur laisse à votre charge après un sinistre couvert. Service-Public distingue notamment les franchises absolues, relatives et proportionnelles. La franchise absolue est déduite de l’indemnité ; la franchise relative peut supprimer toute indemnisation sous un certain seuil puis permettre une prise en charge au-delà ; la franchise proportionnelle dépend d’un pourcentage, souvent avec un minimum ou un maximum contractuel.
Pour comparer deux offres, prenez un exemple de dommage de 1 500 €. Si le contrat A coûte moins cher mais prévoit une franchise de 500 €, et que le contrat B a une franchise de 150 €, l’économie annuelle du contrat A doit être mise en regard de 350 € de reste à charge supplémentaire lors d’un sinistre couvert. Il ne s’agit pas de dire qu’une franchise élevée est mauvaise : elle peut être rationnelle si vous disposez d’une épargne de précaution et acceptez d’auto-assurer les petits dommages.
L’autre point clé est la vétusté. Un contrat peut indemniser un bien selon sa valeur d’usage, appliquer un coefficient de vétusté ou proposer une valeur à neuf sous conditions. Pour de l’électroménager, du mobilier ou de l’électronique anciens, la différence de méthode peut être plus importante qu’un petit écart de cotisation annuelle.
| Critère | Question à poser | Pourquoi c’est important | Erreur fréquente |
|---|---|---|---|
| Franchise | Combien restera à ma charge pour l’eau, le vol, le bris de glace ? | Elle détermine votre dépense immédiate après sinistre. | Comparer uniquement la prime annuelle. |
| Capital mobilier | Quel plafond global est assuré ? | Un plafond trop faible peut limiter l’indemnisation d’un sinistre majeur. | Déclarer un montant au hasard. |
| Objets de valeur | Existe-t-il un sous-plafond spécifique ? | Bijoux, œuvres ou collections peuvent être limités séparément. | Penser qu’ils suivent automatiquement le plafond mobilier. |
| Vétusté | Comment l’âge du bien réduit-il l’indemnité ? | Deux contrats peuvent indemniser très différemment le même objet. | Assimiler « valeur à neuf » à remplacement illimité. |
Les dégâts des eaux représentent 39 % des sinistres habitation indemnisés en 2025 selon France Assureurs. La première action n’est pas administrative : elle consiste à limiter l’aggravation. Fermez l’arrivée d’eau si nécessaire, coupez l’électricité si l’eau atteint une installation dangereuse, prévenez le voisin ou le syndic si l’origine peut être extérieure et prenez des photographies avant de déplacer les biens.
Service-Public indique que la déclaration doit être faite dans le délai prévu par le contrat et au plus tard dans le délai applicable, généralement 5 jours ouvrés après la découverte. Le contrat peut couvrir les conséquences de la fuite sans prendre en charge la réparation de l’appareil ou de la canalisation à l’origine du dommage. Une infiltration liée à un manque d’entretien ou à la vétusté peut également être exclue.
Coupez l’eau si nécessaire et empêchez autant que possible l’extension des dommages.
Photos, vidéos, date de découverte, origine supposée, biens touchés et coordonnées des voisins concernés.
Contactez l’assureur rapidement et suivez ses instructions avant les réparations définitives.
Dans un immeuble, plusieurs assureurs peuvent intervenir : occupant, propriétaire non occupant, voisin ou copropriété. Les conventions entre assureurs simplifient parfois la gestion, mais elles ne changent pas votre priorité : déclarer à votre propre assureur, identifier l’origine et conserver les preuves.
L’incendie illustre parfaitement la différence entre fréquence et gravité. France Assureurs indique que les incendies représentent 28,7 % de la charge des sinistres habitation en 2025. Leur coût moyen a encore augmenté de 12 % en 2025 et de 118 % sur 20 ans. Le risque ne se limite pas aux flammes : fumées, chaleur, dégâts provoqués par les secours et relogement peuvent transformer un incident en sinistre majeur.
Après un incendie ou une explosion, Service-Public fixe un délai de déclaration de 5 jours ouvrés. Une expertise peut être demandée. Gardez les objets endommagés lorsqu’ils ne présentent pas un danger et conservez les factures ou photographies permettant de prouver leur existence et leur valeur.
Pour le vol, le détail du contrat est déterminant. Certains assureurs exigent des moyens de fermeture précis, un type de serrure, la fermeture des volets lors d’absences longues ou limitent la garantie au-delà d’une durée d’inhabitation. Les dépendances, caves et garages peuvent avoir des sous-plafonds ou des règles différentes. Ne supposez jamais qu’un vélo ou un ordinateur rangé dans une cave bénéficie du même niveau de protection qu’un bien dans le logement principal.
Depuis le 1er janvier 2025, la surprime qui finance le régime des catastrophes naturelles pour les contrats de dommages aux biens est passée de 12 % à 20 %. Elle contribue à l’évolution des cotisations habitation. Le régime Cat Nat couvre certains phénomènes lorsqu’un arrêté interministériel reconnaît l’état de catastrophe naturelle : inondation, submersion marine, sécheresse-réhydratation des sols, mouvement de terrain, séisme ou avalanche notamment.
Grêle, tempête classique ou feux de forêt ne relèvent pas automatiquement du régime Cat Nat ; ils sont pris en charge selon les garanties dommages du contrat. Cette distinction est importante. En 2025, les événements naturels ont représenté environ 5,2 milliards d’euros de dommages en France selon France Assureurs. Les 105 journées de grêle recensées ont contribué à une facture d’environ 2,2 milliards d’euros.
L’année 2026 a également rappelé la matérialité du risque : France Assureurs et CCR ont estimé à environ 1,2 milliard d’euros les dommages des tempêtes Nils et Pedro et des inondations de février. En août, France Assureurs a estimé à près de 500 millions d’euros le coût assuré d’environ 25 000 sinistres liés aux incendies ayant touché la Gironde, les Landes et le Var.
Surprime Cat Nat habitation depuis le 1er janvier 2025.
Franchise légale Cat Nat pour une habitation ou un bien personnel non professionnel.
Franchise pour certains mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse ou réhydratation des sols.
Délai maximal de déclaration après publication de l’arrêté au Journal officiel.
Le risque climatique renforce l’intérêt de vérifier non seulement la garantie Cat Nat mais aussi tempête, grêle, neige, relogement, frais de déblaiement, dépendances et dommages aux équipements extérieurs. Pour une maison exposée au retrait-gonflement des argiles, la prévention et l’état du bâti deviennent aussi importants que la comparaison des primes.
Une maison n’est pas automatiquement plus chère qu’un appartement dans tous les devis, mais elle peut présenter davantage d’éléments à déclarer : toiture, garage, abri, véranda, clôture, portail, piscine, panneaux photovoltaïques, dépendances ou arbres. Chacun peut faire l’objet d’une définition contractuelle ou d’un plafond spécifique. Une grande surface implique également davantage de mobilier et de coût de reconstruction potentiel.
L’appartement concentre d’autres risques. Les dégâts des eaux impliquent souvent voisins et copropriété. Le vol peut varier selon l’étage, les accès, les parties communes ou la présence d’une cave. L’assurance de l’immeuble couvre les parties communes et certains éléments selon le contrat collectif, mais elle ne remplace pas nécessairement votre assurance personnelle pour le contenu, les aménagements privatifs et votre responsabilité.
Le bon réflexe consiste à demander au contrat ce qu’il considère comme « bâtiment », « dépendance », « mobilier », « objet de valeur » et « équipement extérieur ». Les mêmes mots du quotidien peuvent avoir des définitions plus strictes en assurance.
Utilisez la même surface, le même capital mobilier, les mêmes dépendances, les mêmes franchises et les mêmes options. Vous pourrez alors mesurer un véritable écart entre plusieurs assurances habitation.
Le ministère de l’Économie rappelle qu’après le premier anniversaire d’un contrat habitation tacitement reconductible, l’assuré peut résilier à tout moment sans frais ni pénalité. Pour une assurance obligatoire, notamment celle du locataire ou du copropriétaire lorsque la couverture de responsabilité est imposée, le nouvel assureur se charge de la résiliation de l’ancien afin d’éviter une interruption de garantie.
Pour les assurances non obligatoires, la demande peut être effectuée directement auprès de l’assureur selon les modalités prévues. La résiliation prend généralement effet 1 mois après réception de la demande dans le cadre de la résiliation infra-annuelle. La part de cotisation correspondant à la période non couverte doit être remboursée.
Depuis 2023, lorsqu’un contrat peut être souscrit en ligne, la « résiliation en trois clics » doit permettre une démarche en ligne facilement accessible. Depuis le 19 juin 2026, de nouvelles règles renforcent en plus l’information et l’exercice du droit de rétractation pour certains services financiers conclus à distance. Ces nouveautés ne remplacent pas la règle spécifique de résiliation après un an ; elles améliorent le parcours contractuel numérique.
Un bon contrat peut mal fonctionner si le dossier de sinistre est incomplet. Dès que la sécurité est assurée, documentez ce qui s’est passé. Prenez des photos larges et détaillées, filmez les pièces touchées, listez les biens, retrouvez les factures et conservez les objets endommagés si cela ne présente pas de danger. Contactez rapidement l’assureur pour savoir si une expertise est prévue avant les travaux définitifs.
| Sinistre | Délai / repère | Premiers réflexes | Preuves utiles |
|---|---|---|---|
| Dégât des eaux | 5 jours ouvrés dans le cadre applicable | Limiter la fuite, prévenir voisins/syndic, déclarer | Photos, constat, factures, origine supposée |
| Incendie / explosion | 5 jours ouvrés | Sécuriser, prévenir l’assureur, attendre les consignes d’expertise | Photos, factures, inventaire, devis de remise en état |
| Vol | Suivre le délai contractuel ; il ne peut être inférieur à 2 jours ouvrés lorsqu’un délai réduit pour vol est prévu par le Code des assurances | Déposer plainte, sécuriser les accès, déclarer | Plainte, photos d’effraction, factures, numéros de série |
| Catastrophe naturelle | 30 jours après publication de l’arrêté | Déclarer, conserver les biens, limiter l’aggravation | Photos, factures, liste chiffrée, arrêté Cat Nat |
Pour une catastrophe naturelle, le régime prévoit une provision dans les 2 mois suivant la remise de l’état estimatif ou la publication de l’arrêté lorsqu’elle est postérieure, et l’indemnisation complète dans un délai de 3 mois selon les conditions prévues. Ces délais réglementaires n’empêchent pas de déclarer immédiatement : attendre la dernière date possible complique souvent le dossier.
Le guide central donne les repères communs. Les 24 dossiers ci-dessous approfondissent chaque profil, type de logement, garantie, sinistre, usage ou démarche avec le même niveau de détail.
Des pages dédiées aux situations qui changent directement l’obligation d’assurance, la responsabilité et les garanties à privilégier.
Risques locatifs, attestation, responsabilité civile, mobilier et garanties à ajouter selon votre logement.
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Lire l’articleBail collectif ou individuel, attestation, responsabilité des colocataires et couverture des biens de chacun.
Lire l’articlePetit logement, risques locatifs, capital mobilier et arbitrages utiles pour éviter une couverture surdimensionnée.
Lire l’articleLe logement, sa valeur et ce qu’il contient déterminent les plafonds, franchises et protections réellement utiles.
Copropriété, voisins, cave, parking, dégâts des eaux et vol : les spécificités d’un appartement.
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Lire l’articleEstimer ses biens, comprendre les sous-plafonds et préparer les preuves utiles en cas de sinistre.
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Recherche de fuite, déclaration, voisin, syndic, constat et indemnisation des dommages liés à l’eau.
Lire l’articleDéclaration, expertise, relogement, fumées, dommages aux biens et règles d’indemnisation après un incendie.
Lire l’articleEffraction, moyens de protection, dépendances, objets volés, plafonds et conditions de la garantie vol.
Lire l’articleArrêté Cat Nat, franchise réglementaire, déclaration sous 30 jours et délais d’indemnisation.
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Litige avec un voisin, un artisan ou un bailleur : assistance, défense, plafonds, exclusions et prise en charge des frais.
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Lire l’articleGarage, box, cave, remise et bâtiment séparé : déclaration, vol, capital stocké, distance au logement et plafonds.
Lire l’articleOui. Un locataire d’un logement loué avec un bail d’habitation doit au minimum être assuré contre les risques locatifs, notamment l’incendie, l’explosion et le dégât des eaux. L’attestation d’assurance doit pouvoir être remise au bailleur. Une multirisque habitation ajoute généralement des protections utiles au-delà de ce minimum, par exemple la responsabilité civile vie privée, le vol ou le bris de glace.
Pas toujours. Un propriétaire occupant d’une maison individuelle qui n’est pas en copropriété n’a pas d’obligation générale de souscrire une multirisque habitation. En revanche, un copropriétaire doit au minimum être assuré en responsabilité civile. Même lorsqu’elle n’est pas légalement obligatoire, l’assurance habitation reste fortement recommandée pour éviter d’assumer seul un incendie, un dégât des eaux ou des dommages causés à des tiers.
L’assurance propriétaire non occupant protège un logement que son propriétaire n’occupe pas lui-même. Elle peut intervenir pendant une vacance locative, compléter la couverture du locataire ou protéger la responsabilité du propriétaire. En copropriété, la responsabilité civile du copropriétaire est obligatoire. La PNO doit être comparée sur les dommages au bâtiment, la responsabilité, les périodes de vacance, les franchises et les exclusions.
La garantie risques locatifs répond surtout à l’obligation minimale du locataire envers le propriétaire pour certains dommages au logement. Une multirisque habitation est plus large : elle peut couvrir le mobilier, la responsabilité civile du foyer, le vol, le vandalisme, le bris de glace, certains événements climatiques, la protection juridique ou l’assistance, selon la formule. Il faut lire les plafonds et exclusions de chaque garantie.
France Assureurs indique qu’en 2025, la prime moyenne hors taxes des contrats multirisques habitation s’est établie à 323 €. La moyenne était de 351 € pour les contrats occupants et de 191 € pour les non-occupants. Ce sont des moyennes de marché, pas des tarifs de devis : votre prix dépend de l’adresse, du logement, du capital mobilier, des garanties et de votre historique.
En 2025, les cotisations MRH ont progressé de 8,4 % et la prime moyenne hors taxes de 7,8 % selon France Assureurs. Cette évolution s’inscrit notamment dans le contexte de la hausse de la surprime catastrophes naturelles au 1er janvier 2025 et d’un coût moyen des sinistres qui reste élevé. Cela ne signifie pas que chaque assuré a subi exactement la même hausse.
Selon France Assureurs, près de 4,2 millions de sinistres habitation ont été indemnisés en 2025. Les dégâts des eaux représentaient 39 % des sinistres, ce qui en faisait la garantie la plus fréquente. Les incendies représentaient quant à eux 28,7 % de la charge totale d’indemnisation, devant les dégâts des eaux à 25,9 %.
La franchise est la part du dommage qui reste à votre charge après indemnisation. Elle peut être absolue, relative ou proportionnelle selon le contrat. Une cotisation basse peut cacher une franchise importante. Comparez donc la prime annuelle et la franchise ensemble, en particulier pour les dégâts des eaux, le bris de glace, le vol et les dommages électriques.
Service-Public indique qu’un dégât des eaux doit être déclaré à l’assureur dans le délai prévu par le contrat, avec un délai usuel maximal de 5 jours ouvrés après la découverte du sinistre. Il faut limiter les dommages, rechercher l’origine de la fuite, prendre des photos et conserver les justificatifs. La réparation de la cause de la fuite n’est pas toujours couverte au même titre que les dommages.
Pour un incendie ou une explosion, la déclaration doit être faite dans les 5 jours ouvrés suivant l’événement ou sa découverte. Il faut conserver les biens endommagés lorsque cela est possible, rassembler factures et photographies et éviter les travaux définitifs avant accord de l’assureur ou passage de l’expert, sauf urgence de sécurité.
Après publication de l’arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle au Journal officiel, la déclaration doit être adressée à l’assureur au plus tard dans les 30 jours. La garantie Cat Nat suppose que le bien soit assuré contre les dommages concernés. Pour les biens personnels, la franchise légale est notamment de 380 €, ou 1 520 € pour certains mouvements de terrain liés à la sécheresse.
Oui. Depuis le 1er janvier 2025, la surprime Cat Nat appliquée aux contrats de dommages aux biens, dont l’habitation, est passée de 12 % à 20 %. Cette contribution finance le régime national des catastrophes naturelles et s’applique même lorsque l’assuré n’habite pas personnellement dans une zone qui vient de subir une catastrophe.
Une résidence secondaire demande une attention particulière à l’inoccupation, au vol, au gel, aux dégâts des eaux et aux dépendances. Lisez la clause d’inhabitation : certains contrats réduisent ou conditionnent certaines garanties après une durée d’absence. Vérifiez aussi les mesures de prévention exigées, comme la fermeture de l’eau, le chauffage minimal ou les protections antivol.
Un étudiant locataire doit au minimum assurer les risques locatifs. Pour un studio ou une chambre, il peut être inutile de surdimensionner le capital mobilier, mais il faut vérifier la responsabilité civile, les dégâts des eaux, l’incendie, le vol si les biens le justifient et les éventuels appareils nomades. En colocation, les colocataires peuvent s’assurer collectivement ou individuellement selon l’organisation du bail.
Pas nécessairement dans tous les devis, mais une maison peut cumuler davantage de surface, de dépendances, d’équipements extérieurs, de vitrages, de risques météo ou de biens à garantir. Un appartement peut au contraire coûter cher s’il est situé dans une zone plus exposée au vol, à l’eau ou avec un capital mobilier important. Seul un devis à garanties comparables permet de trancher.
Oui. Après le premier anniversaire, vous pouvez résilier un contrat habitation tacitement reconductible à tout moment, sans frais ni pénalité. Pour une assurance habitation obligatoire, notamment celle du locataire, le nouvel assureur effectue la résiliation afin d’assurer la continuité de couverture. Pour les autres cas, la demande peut être faite directement selon les règles applicables.
Commencez par recalculer le capital mobilier, supprimer les doublons d’options, ajuster les plafonds inutiles et comparer plusieurs franchises réalistes. Déclarez correctement la surface, les dépendances et les équipements. Comparez ensuite plusieurs devis avec exactement les mêmes garanties. Une économie n’est réelle que si elle ne provient pas d’un plafond plus faible, d’une franchise plus haute ou d’une exclusion supplémentaire.
Conservez le contrat, les avenants, les factures d’achats importants, des photographies datées du logement et des biens, les factures de travaux et les preuves d’entretien utiles. Service-Public recommande de conserver les factures d’achat au moins 5 ans et parfois plus longtemps lorsqu’elles peuvent servir de preuve après un vol ou un sinistre. Un inventaire photo annuel simplifie fortement un dossier.
Les chiffres de marché proviennent de France Assureurs. Les obligations, délais de déclaration, règles d’indemnisation et modalités de résiliation sont rapprochés des informations de Service-Public et du ministère de l’Économie.
Prime moyenne, contrats, sinistres et charge d’indemnisation.
Garanties & cotisationMinistère de l’Économie — Assurance habitationObligations, couverture, critères de prix et paiement.
Catastrophes naturellesMinistère de l’Économie — Régime Cat NatSurprime, franchises, déclaration et délais d’indemnisation.
RésiliationMinistère de l’Économie — Résilier son assuranceÉchéance, changement après un an et démarches.
Vous connaissez maintenant vos obligations, les garanties essentielles, le capital à protéger et la franchise que vous pouvez accepter. Lancez plusieurs devis avec exactement les mêmes paramètres pour comparer réellement prix et protection.
Voir le comparateur assurance habitationContenu informatif uniquement. Il ne remplace pas un conseil personnalisé d’un professionnel autorisé de l’assurance. Les garanties, exclusions, franchises, plafonds, tarifs et conditions d’indemnisation applicables sont ceux du devis, des conditions générales et des conditions particulières du contrat choisi.